8 octobre 2017

12 leçons apprises à la JCI: Elle a chamboulé ma vie!


Mohamed Moncef BAROUNI élu Président Mondial de la JCI pour le mandat de 1986 

En 2007, j’ai rejoint la Jeune Chambre Internationale. Je souhaite partager avec vous ce que j’ai appris pendant dix ans d’aventure à l’école de la vie ! 
1-La JCI m’a appris l’intérêt général, le consensus et la décision collégiale 

La première leçon, que j’ai apprise à la JCI, était la décision collective. Toutes nos réunions sont tenues en appliquant la procédure parlementaire qui nous offrait l’opportunité de pratiquer la démocratie au sein d’une grande organisation en pleine période de dictature (la période de BEN ALI).

A l’échelle locale au niveau de JCI Radès, toutes nos décisions concernant les projets, le vote pour un candidat à l’échelle zonale ou nationale ou la candidature de l’OLM pour organiser un événement de JCI Tunisie, se prenaient d’une façon collégiale ou sous la forme d’un consensus pour l’intérêt et l’apprentissage des membres afin de servir les objectifs nobles de la localité. Notre mission est de prioriser l’intérêt général de l’organisation. 

Bureau Exécutif  2009 de JCI Radès (J'étais élu VP en poste de Secretaire Général)

2-La JCI m’a appris à miser sur UN(E) VRAI(E) LEADER 

Quand je me rappelle des grands noms qui ont inspiré les membres de la JCI Tunisie comme Hassib BEN AMMAR, Chedly ZOUITEN, etc. je me dis que malgré la force du leadership de chacun d’eux, l’intérêt général était leur priorité. Je cite l’exemple du choix du candidat à la présidence mondiale de la JCI. Chacun des anciens pourrait se voir dans ce poste et le mérite ne manque pas par contre ils ont fait leur choix ! Choisir le meilleur des meilleurs : ce jeune leader était Sénateur et Maître Mohamed Moncef BAROUINI (voir photo ci-dessus) ; qui a commencé son parcours à JCI Jendouba pour atterrir en tant que Président Mondial à l’ancien siège de JCI à Miami (Actuellement, le siège de JCI est à St. Louis Missouri ville du fondateur du mouvement Henry Giessenbier) en 1986 après des années de travail personnel et surtout collectif (tous les leaders de la JCI Tunisie se sont investis pour promouvoir leur candidat à l’échelle mondiale). Le projet était national suite à un choix collégial pour réaliser le rêve de la Tunisie, du monde Arabe et de l’Afrique. En 1986, Mohamed Moncef BAROUNI devient le premier Tunisien, Arabe et Africain à la tête de la JCI, l’une des plus grandes organisations mondiales. J’ai appris que la décision se prend pour garantir un avenir meilleur aux membres et à l’organisation. Cette compétence m’a beaucoup servie dans ma vie personnelle et professionnelle. 


Sénateur Slim GOMRI, Sénateur Ridha MAALOUL, Fares, Sénateur Moncef BAROUNI & Sénateur Chadly ZOUITEN


3-La JCI m’a appris le respect des personnes, des organisations et de la loi

En 2007, une première réunion à la localité de Radès, a complétement chamboulé ma vision des organisations et surtout de la notion du respect. Je m’adressais à mon Past Président 2005 Walid BOURAOUI et je lui disais « Si Walid ». Il m’a regardé droit dans les yeux et il m’a dit : ‘ « Je m’appelle uniquement « Walid » pas de « Si » entre les membres de la JCI ‘. Cette séquence restera toujours gravée dans ma mémoire puisqu’à travers les personnes inspirantes que j’ai rencontré le long du petit parcours à la JCI, j’ai appris à discerner l’âge, le titre du poste occupé par la personne. Dans les relations humaines et surtout dans une organisation comme la JCI, le respect de la personne prime indépendamment du titre ou du poste. Le reste ça se mérite et se cultive. J’ai appris que le mot « Critique » n’a pas raison d’être puisque les sages et les anciens de la JCI offrent des « feedback » pour faire grandir les plus jeunes sur le plan personnel. Et on n’oublie pas que chaque rassemblement de personnes est géré par la bonne gouvernance, la loi et leadership. 


4-La JCI m’a appris à vivre en communauté et le travail en équipe 

A travers les différents projets réalisés par l’organisation locale, j’ai appris à cohabiter avec des personnes qui ne partagent pas souvent mon avis. Au début, je me disais pourquoi ils me contredisent dans la réunion ? Après, j’ai compris que cette diversité et ces différences font la richesse de la communauté et la qualité des projets. Je réalisais que je me trompais parfois et heureusement que d’autres voix jouaient le rôle régulateur dans les réunions pour le bien de la communauté. J’ai appris à défendre mon point de vue avec des arguments concrets. Par contre, j’ai appris à accepter ceux qui s’opposent à mon avis puisqu’ils me font grandir jour après jour. Aussi, je n’oublierai jamais les moments magiques que j’ai partagé avec mes amis membres de la JCI. Des moments de gloire quand on réussit ensemble mais aussi de peine quand notre projet tombe à l’eau. La solidarité de l’équipe de la JCI révèle une famille très soudée et surtout engagée sur la base de valeurs communes. 

5-La JCI m’a appris l’altruisme et l’esprit bénévole 

Quand on est membre JCI, on apprend à se donner sans compter. Surtout sans attendre rien en retour. Vous allez me dire : « personne ne se donne à fond sans contrepartie ». Certainement, chacun de nous attend quelque chose de l’organisation : se développer sur le plan personnel, suivre des formations en soft skills, faire des projets, décrocher des opportunités de rencontrer des personnes clés, décrocher un boulot, etc. Tout cela pourrait venir un jour mais j’ai appris à ne pas l’attendre ni le forcer. Cela viendra naturellement si vous gardez en tête une cause noble, un objectif, une mission et une vision. La mission et la vision de cette grande organisation la JCI. J’ai appris que l’amour des autres est un vrai « Drive » qui pourrait donner un sens à ma vie. Faire des projets pour sa communauté et sa localité procure un sentiment de paix et de sérénité inexistant en dehors de la vie associative. Une satisfaction personnelle et des expériences humaines qui donnent un autre gout à la vie. Je me rappelle d’une action de la JCI Radès qui a failli tomber à l’eau si jamais le leader de l’époque Rafik TRABELSI et les membres de l’équipe ne se sont pas accrochés. C’était l’action du plan de la ville de Radès. A quelques heures de l’inauguration du plan par les autorités locales, le fabriquant du plan a disparu pour des raisons personnelles. C’était prévu que l’installation des plans se fait par l’équipe du fabricant mais malheureusement à J-1 il a disparu. Que faire ? Eh bien, les membres de JCI Radès ont pu avec beaucoup de courage transporter des plans à 500 KG l’unité et sous une forte pluie, on faisait l’installation nous-même jusqu’à 3 heures du matin. A 9 heures, les représentants des autorités étaient là en train d’inaugurer le plan comme-ci de rien était. C’est cela l’amour de la communauté et l’esprit volontaire.

6-La JCI m’a appris la reconnaissance des autres et la valorisation du travail 

La vie à la JCI est purement bénévole. Considérer l’engagement des membres comme un engagement professionnelle pourrait mettre en péril le sort de l’organisation locale. On est là pour offrir des opportunités de développement aux jeunes citoyens actifs entre 18 et 40 ans pour créer un changement positif autour d’eux et surtout travailler sur eux même. Oublier de les reconnaitre pourrait couter très cher aux leaders de l’organisation puisqu’ils verront leurs organisations de plus en plus désertées. C’est vrai qu’on est bénévole mais un « Merci » et un « Bravo » nous offriront beaucoup de bonheur, de joie et surtout une dose d’énergie pour pouvoir continuer à donner sans limites et gratuitement. Reconnaitre ses amis, collaborateurs et son équipe n’est pas une option, c’est indispensable pour exercer un leadership impactant et surtout inspirant. Alors, merci pour la lecture de ces lignes ! Dire « Merci » est gratuit en même temps cela ne fera jamais du mal à personne. 

7-La JCI m’a appris l’apprentissage, la relève et le mentorat (Mentoring)

J’ai compris au bout de dix ans d’activité à la Jeune Chambre Internationale que pour avancer dans la vie, il faut absolument faire un « Choix ». Le choix d’apprendre parce que durant des années dans le monde de la formation des adultes, j’ai réalisé que l’amélioration continue, l’apprentissage et le changement positif émanent uniquement d’un choix personnel. Personne ne pourrait vous procurer le changement si vous ne faites pas le choix de l’accepter. C’est pour cela qu’accéder à la JCI se fait à travers le système de parrainage. Un parrain ou une marraine qui se porte garant(e) envers le bureau exécutif pour introduire un nouveau membre dans l’équipe. Le parrainage est une forme d’assistance aux nouveaux membres pour leur apprendre des nouvelles compétences et leur porter conseil si l’occasion se présente. Aussi, notre devise « One Year to Lead ! » une année pour gouverner ! Au début, je me posais plein de questions. Pourquoi le leadership pour un poste bien déterminé se limite à une durée d’une année. Je trouvais cette durée très courte pour réaliser un bon mandat de vice-président ou de président mais avec l’exercice j’ai compris que cette philosophie est idéale pour l’apprentissage et surtout offrir une chance aux jeunes de vivre de nouvelles expériences. J’ai compris aussi que les gens qui s’accrochent aux postes ont beaucoup de problèmes de confirmation de soi au niveau familial ; amical ou professionnel. Il faudrait comprendre que la JCI n’est qu’une partie de la vie et non pas « la vie » en soi. Enfin, j’ai eu l’opportunité de trouver mon mentor à la JCI. Un sage que j’ai cherché au-delà des frontières et malgré les différences on partage les mêmes valeurs. Donc, il m’a pris en charge et m’a transféré une bonne partie de son savoir intellectuel du monde de la formation et du coaching en plus il est devenu un vrai « Papa » spirituel pour moi. Notre relation actuelle dépasse de loin la JCI. C’est un vrai mentor et il s’appelle Marc DE TIENNE. Merci Marc pour ton amitié, ton mentorat et ta présence dans ma vie. Ta présence m’a permis d’avancer dans la vie personnelle et professionnelle. 

Avec mon mentor ITF & Sénateur Marc DE TIENNE 

8-La JCI m’a appris à parler en public, à former et à coacher les adultes


Durant mes premiers mois de nouveau membre à JCI Radès, j’ai eu la chance d’être épaulé par beaucoup de sages , anciens membres et sénateurs comme Hédi BEN ALAYET (Past Président 2008) qui est devenu un ami proche à moi, Sénateur Walid BOURAOUI qui m’a toujours emmené à ses formations et qui m’a beaucoup inspiré, Sénateur Ridha MAALOUL qui m’encourageait tout le temps à évoluer et aussi le Sénateur Slim GOMRI (Président Fondateur de JCI Radès et Past Président National 2003 de JCI Tunisie) qui est aussi grand formateur très compétent … Certes d’autres formateurs m’ont donné le gout de la formation. Je me suis lancé l’aventure et j’ai passé mon TOT (Training of Trainers) en 2009 durant un événement international JCI AMDEC Alep 2009 (Africa & Middle East Development Council) en Syrie. La passion de la formation d’adulte démarre et depuis j’ai eu l’opportunité de former en Tunsie et un peu partout dans le monde. Plus que cela, actuellement j’en fais mon métier puisque je forme et je coach en entreprise. Une opportunité de rêve que nous offre la JCI. Surtout que les membres de la JCI t’ouvrent les portes du laboratoire et de l’expérimentation. Ils sont tolérants et accepteront avec bon cœur ton manque d’expérience. Un très bon terrain d’entrainement et d’apprentissage. 

Avec Manel ALMASRI (Assistante Trainer), Mohamed MAKKAOUI (Head Coach) et Lina DERKESHLI (Assistante Trainer) lors de ma certification formateur durant l'AMDEC 2009 à ALEP SYRIE

Avec Gunther MEYER, ITF, Sénateur et ex-directeur mondial de la formation à JCI (2009)

9-La JCI m’a appris l’Internationalisme et l’interculturalité 

Une organisation qui existe depuis plus que 100 ans et dans plus que 120 pays dans le monde ! Que veut le peuple ? J’ai eu la chance de visiter plus que 15 pays sur 4 continents grâce à la JCI. J’étais reçu comme un prince chez les membres JCI, conduit par des présidents nationaux durant mes journées de formations dans ces pays. J’étais même reçu par l’ex-ambassadeur Tunisien à Belgrade Serbie son excellence Abdelmajid HAMLAOUI lors de ma visite de formation organisée par le bureau national de la JCI Serbie. J’ai vécu des moments de rêve en Turquie, en Azerbaïdjan, aux Etats-Unis, en France, en Belgique, au Sénégal, en Allemagne, à Malte, en Suisse, des missions de formations incroyables et mémorables. Cette association m’a ouvert les portes du monde ! et j’ai rejoint le cercle des formateurs internationaux puisque j’étais certifié formateur international (JCI IG) à l’âge de 26 ans. Vive la JCI ! Avoir des amis de partout dans le monde de différentes nationalités, langues, ethnies et religions est une chance inouïe qui m’a été offerte grâce à la JCI.  Je vous encourage tous à vivre ce volet international de la JCI qui s’offre à travers les conférences de zone, les événements régionaux et les congrès mondiaux…
Formation à Nis en Serbie pour les membres JCI! Un souvenir inoubliable

Avec Son Excellence Abdelmajid HAMLAOUI ex-ambassadeur Tunisien à Belgrade et les membres de son équipe (Serbie)

Imaginez qu'on vous invite à assister au championnat locale de la Serbie avec Nikola CVEKTOVIC Président National de JCI Serbie et d'autres membres
Formation pour les membres de JCI BAKU AZERBAIJAN


10-La JCI m’a appris l'excellence, l’exemplarité et la crédibilité du formateur et du leader

Si tu es membre JCI c’est que tu représentes le mouvement où que tu sois. Tu es simplement ambassadeur de l’organisation donc ton comportement et tes propos traduisent l’image de marque de l’association. Etre formateur et se comporter d’une façon contradictoire avec ce qu’on transmet pourrait mettre en doute le positionnement du leader ou du formateur au sein du groupe. De même dans la vie personnelle ou professionnelle. La JCI n’est qu’une micro société qui nous permet de comprendre et apprivoiser le genre humain avec ses tendances, ses différences et ses attitudes multiples. Pour gagner en crédibilité, il faudrait être le premier à pratiquer ce que tu enseigne aux autres pour qu’ils te suivent. 
Formation durant le congrès mondial 2014 à Leipzig Allemagne 

Avec Ashlea MORRISSON Présidente de la JCI à Washington State USA 

11-La JCI m’a appris le droit à l’erreur, l’échec et le pardon

Dans une société compétitive basée sur la performance et l’atteinte des objectifs, le droit à l’erreur et à l’échec n’est pas autorisé. C’est pour cela que la JCI offre cette opportunité aux jeunes puisque l’erreur et l’échec forgent la jeunesse. J’ai appris que l’échec fait partie de la vie, l’accepter est le premier pas, l’apprivoiser est le deuxième pas, en tirer des leçons et beaucoup d’apprentissage en est le troisième. Profitez de cette chance, expérimentez et vivez l’aventure. Mais n’oubliez pas ! le droit à l’erreur ne veut pas dire refaire la même erreur plusieurs fois. Apprenons de nos expériences pour aller loin. 

Puisque j’ai le droit à l’erreur, les autres en ont aussi. Ils me pardonnent mes erreurs et je fais de même en retour. Nul n’est parfait et accepter les autres comme ils sont est le secret de la réussite. N’hésitez pas à pardonner aux autres leurs gaffes puisque vous en faites aussi. N’oubliez pas que les critiques et les améliorations se font sur les faits et les actes et non pas sur les personnes. Ce n’est qu’une petite aventure qui durera un petit moment. Commencez par vous-mêmes et vous verrez que vous n’aurez plus le temps de corriger les autres tellement vous en avez du travail ! C’est ce que j’ai appris à la JCI : l’école de la vie !

12- La JCI m’a appris le rêve et l’ambition 

Depuis que j’ai rejoint la JCI, je rêvais et je réalisais pleins de rêves. J’ai appris à rêver d’une façon pragmatique et scientifique. Je rêve les yeux ouverts et les pieds sur terre. Je crée ma vision et je fixe mes objectifs. J’analyse mes ressources et les moyens dont je dispose et je planifie ma stratégie pour arriver à mon objectif. J’exécute et je n’oublie pas mon plan B ; C ; D…Z (Indispensable à la JCI et dans la vie en général) et je n’oublie pas de fêter la victoire et évaluer mon résultat. Tout est question de rêves, ambitions, planification et beaucoup de travail. Rêvez mes amis et ne laissez personnes vous en priver. 






John. F. KENNEDY ex-président des États-Unis et ancien membre de la JCI Américaine a dit un jour : " L’université de Harvard m’a offert une éducation et la JCI m’a offert une éducation pour la vie !" 

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